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Bonjour
Cela fait 6 ans 1/2 que nous essayons d'avoir un enfant.
A l'époque ma gynéco m'a dirigée vers l'hôpital
où ses collègues étaient plus spécialisés.
Les différents examens -un peu lourds sur le moment mais vite oubliés-
n'ont rien révélé d'anormal.
Nous avons fait 3 inséminations, puis on nous a dit qu'au bout
de 3 échecs, il fallait passer à la FIV. Nous nous sommes
exécutés avec l'angoisse de l'anesthésie générale
et de tout le reste. Résultat négatif, mais complications
en vue avec une hyperstimulation, un ventre rond telle une femme enceinte
et un mois de cortisone (sans compter l'arrêt de travail avec les
questions qui vont avec).
Ils m'ont ensuite donné RDV pour en refaire une seconde. Là
mon mari m'a dit stop, il n'a pas supporté que je souffre ainsi
et on a tout arrêté.
Ca fait maintenant 3 ans passés, mais ça me trotte dans
la tête obstinément. On dit qu'il faut ne plus y penser,
j'aimerais les voir à notre place ceux qui nous disent cela et
je ne conçois pas l'avenir sans enfants.
C'est vrai pourtant que la façon dont on est traités, tels
des numéros, (même s'ils sont attentionnés), lorsqu'on
se retrouve à une vingtaine le matin dans la salle d'attente pour
faire les traditionnelles prises de sang et échographies, peut
nous amener à constater que les gynéco spécialisés
dans la stérilité ne cherchent que le rendement (c'est sûr
ils sont là pour ça et on consulte également dans
le but d'un résultat).
Mais avec du recul, l'ambiance ressemble à celle d'une usine où
l'on travaille à la chaîne.
Je me suis enfin décidée à reprendre un RDV avec
la gynéco qui me suit (il faut d'abord attendre un mois 1/2 puisque
je ne suis plus considérée comme prioritaire n'étant
plus assidue à l'AMP) et j'aimerais trouver un traitement intermédiaire
qui permettrait d'effacer le compromis entre mon mari qui ne veut plus
que je sois "charcutée" et l'AMP qui va tout de suite
me dire "vous avez perdu 3 ans !".
J'ai tout de même gardé cette jalousie vis à vis des
couples qui viennent d'avoir un bébé et je ne supporte pas
leur bonheur...
Et tous les mois je me dis, peut-être que ce sera pour le mois prochain
!
Voilà, ça m'a fait du bien de mettre à plat mon "expérience"
et même si je ne désespère pas complètement,
la patience me manque souvent.
Majodi (Septembre 2002). Lui écrire :
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